Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 18:15
Je ne connais pas le connard (pardon aux enfants et aux familles, tout ça...) qui a dit que "toutes les bonnes choses ont une fin" mais il a malheureusement raison. Tiens, je suis sûr que c'est à cause de lui que je suis encore et toujours atteint de la revanche de Moctezuma -autre joli nom de la turista- (mais ça va mieux, je vous assure) : il ne pouvait pas dire plutôt que toutes les mauvaises choses ont une fin ?

Bref, nous voilà rentrés à Paris. Z'allez me dire, mais ho, qu'est-ce qui s'est passé lundi soir et mardi ? Et bien, pas grand chose ou presque. Lundi soir, peu après notre arrivée à Mexico, nous sommes allés dîner chez une tante mexicaine de Nathalie. C'était bien, encore souffrant, j'ai fait le cobaye sous les yeux apitoyés des Mexicanos et l'objet d'un débat sur le traitement à suivre pour soigner cette turista interminable. Je suis donc sous antibiotiques. Et c'est chiant.

Parenthèse : Alors, pour ceux qui partiraient au Mexique, trois conseils à suivre au pied de la lettre si vous ne voulez pas finir comme votre humble serviteur :
- quand vous allez manger, vérifiez toujours les toilettes du lieu. Si c'est propre, c'est bon... Si c'est sale... fuyez. La propreté indique le degré d'hygiène du restaurant.
- quand vous avez le plat devant vous, examinez-le avec attention, sentez et goûtez. Si c'est suspect, demandez au serveur de changer.
- Quand vous commandez une boisson servie dans un verre, demandez toujours à la prendre sans glaçons ou alors achetez des bouteilles hermétiquement fermées. Je suis sûr que c'est un glaçon, un foutu glaçon, qui m'a rendu malade.
Voilà les conseils, donnés par Maru (cf. billet sur Coyoacan), car, rendons à César ce qui est à César...
Fermez la parenthèse.

Le lendemain, on a été dire au revoir à Maru et Fred (et leur rendre le sac-à-dos et la casquette qu'ils nous ont bien chaleureusement prêtés), faire quelques courses pour ramener des spécialités culinaires (chipotles, mole, frijoles, chocolat). Puis, on a bouclé nos valises. Puis, on a pris l'avion et après dix heures de vol et quelques turbulences,* on a débarqué à Paris. Fait beau, mais ça caille.

Comme dit Manu Chao, voilà c'est fini, merci à tous, à mort la mort, merci la vie, etc. A titre personnel, je vais remercier :
- Nath' sans qui je n'aurai sans doute pas visité ce pays comme je l'ai visité (et parce qu'elle m'a supporté),
- Antonio, son padre, qui, sans lui également, on aurait bien eu du mal à découvrir les trésors mexicains,
- Don Cristobal, pour sa gentillesse et bonne humeur,
- Maru et Fred, pour les bons moments passés ensemble,
- tous les mexicains que j'ai croisé, parce qu'ils ont été très gentils, qu'ils ont un sens de l'hospitalité comme j'en ai rarement vu ailleurs,
- moi-même pour avoir eu la volonté d'écrire ce blog en antidatant allégrement les billets (j'aime créer des failles temporelles),
- ... et les lecteurs qui ont commenté ici ou ailleurs le blog, leurs critiques me sont précieuses. S'il y en a qui ont des questions, qu'ils n'hésitent pas à me contacter.

Et parce que un bon article ne se termine jamais sans une bonne photo...

Petite annonce du séjour : recherche humain à sacrifier pour nourrir statuette. Urgent svp.
Par Math' - Publié dans : Voyages
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /Oct /2009 17:25
Après la visite des ruines de Tulum et avoir été cherché nos bagages nous attendant sagement à l'hôtel, nous avons filé vers Playa del Carmen, à soixante bornes... Une petite heure de route sur la federale en taxi. Nous sommes descendus à l'hôtel (hôtel Alhambra qu'on vous recommande, parce que ce n'est pas un resort machin chose à l'américaine, mais un petit hôtel avec une dizaine de chambres assez confortables...) à la fois au centre ville et près de la plage, encore une fois de sable fin blanc bordée d'une nappe azurée.

Autant vous dire toute de suite que ces quelques jours qui ponctuaient notre périple ne furent pas dédiés à la découverte des plus belles facettes du Mexique. Ici, pas de pyramides, pas d'églises au style plateresque ou churrigueresque, pas de petites villes coloniales, pas d'indigènes (enfin si, les descendants des Mayas, mais version moderne)... Playa del Carmen -et l'île de Coizumel qui lui fait face, et Cancun- sont des temples dédiés au Gringo. Et en particulier, à l'américain de tout âge, de l'étudiant en goguette pour cause de spring break à l'honorable vieillard titulaire d'un Ph.D (ou pas) venu claquer sa retraite... Et, sans vouloir généraliser à l'excès, l'Américain n'aime pas trop à ce qui ne ressemble pas à chez lui... Donc, déduction logique : Playa del Carmen, c'est un coin d'Amérique. Qui ne présente que deux, à la rigueur trois, intérêts véritables :
- primo, se dorer la pilule, cocktail à la main, et avoir une mer chaude à ses pieds,
- deuxio, étudier sur un plan sociologique,le parfait exemple de l'exportation -ou plutôt, transposition- du modèle américain,
- tertio, laisser libre cours à une frénésie consumériste.

Bref, Playa del Carmen, c'est pas un truc pour les nerveux de la marche,  les amoureux des ruines, les Indianas en goguette et les altermondialistes qui veulent rejoindre l'EZLN (je vous laisse voir ce que c'est sur wiki ou ailleurs). Playa del Carmen, c'est une ville qui s'est construite tellement vite (en 16 ans quasiment) que les habitants n'ont pas eu le temps de nommer les rues. Ou alors, les noms étaient trop compliqués, alors ils ont copié et sur-copié le modèle américain... Vous savez, 1st street, 2nd street, etc. Ben ici, on a Calle 1, Calle 2... Et pour pousser le vice, y a même une cinquième avenue (5a avenida) comme à Nouillorc. De surcroît, l'avenue piétonne et commerçante où, par moments, ça frise carrément le délire, point de vue architectural et commercial. C'est marrant à voir, y a que des pécores touristes que le local essaie d'attirer dans sa boutique de bibelots, tel la lamproie des hauts fonds qui attire la sardine égarée. Je ne dirai pas que Nath' s'est laissée séduire, non, je ne le dirais pas... Ah, je l'ai dit ? Tant pis !!!

Voilà, le décor est posé. Il n'y a pas grand chose à dire d'autres sinon qu'on s'est laissé aller à une routine bienfaisante (en particulier, pour moi, toujours malade) se résumant à dodo, farniente sur la plage, moultes baignades (minimum trois fois par jour), ballade sur la cinquième avenue le soir pour qu'on ne paraisse pas suspects aux autorités locales... Pas grand monde, vu qu'on est hors saison (vu également la crise). Températures chaudes, plage un peu diminuée (les courants ont emporté du sable).

C'était bien, ni plus, ni moins. On a pu récupéré un peu vu le rythme assez éffrené, avant de repartir pour Mexico via un avion pris à l'aéroport de Cancun.

Allez, quelques photos quand même !

L'hôtel...

Vue sur la mer de la terrasse de notre chambre...

La foule sur la plage... ou pas !
Par Math' - Publié dans : Voyages
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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /Oct /2009 18:55

Ah Tulum... dix heures de voyage de nuit en car, assez confortable pour certains (Nath' a dormi comme un loir), presque cauchemardesque pour d'autres (genre moi qui ai dormi assez peu et commençait à être malade)... et surtout interminable. Le car a accusé plus de deux heures de retard. La route entre Chetumal et Tulum, sur la côte est du Yucatan (l'Etat mexicain du Quintana Roo) a été un peu pénible...

Mais, au bout du compte, nous attendait la lumière et une chaleur quasi-aussi suffocante qu'à Palenque. La lumière bleutée et azurée des flots de la mer des Caraïbes, une clarté surprenante qu'on pourrait apercevoir quelque galion espagnol coulé il y a quelques siècles, la lumière blanche des plages infinies de sable fin, la lumière verte des feuilles de cocotier. Tulum reste une des dernières parties de la côte du Quintana Roo non bétonnée et donc très agréable à fréquenter... Pour le moment. Tulum se divise en trois endroits : Tulum Pueblo (la ville), Tulum Playa (la plage) et les ruines mayas, ces trois sites étant distants de quelques kilomètres...

 


La plage de Tulum

Désireux de voir la mer, on s'est précipité dans un hôtel sur la plage de Tulum, qui nous a paru un peu en fin de vie (un bâtiment abandonné, pas d'électricité entre 8h et 11h du matin car nécessité de réalimenter le groupe électrogène), mais du reste très bien.

On s'est, dans la foulée, jeté dans les flots de la mer... Une eau chaude, chaude, chaude tout en restant rafraîchissante et une brise venue de la mer nous a permis de ne pas souffrir trop de la chaleur. Bref, idéal ! Et puis, patatras, le repas du midi englouti (on n'avait pas beaucoup mangé la veille, ni même dans le car), j'ai attrapé la maladie la plus commune sous ces tropiques, je nomme, la turista... Je passe sur les détails, hein !

Après une nuit critique où j'en suis sorti sur les rotules, à la différence d'une Nath' toute fringante, nous avons mis en œuvre notre plan initial, à savoir visiter les ruines, puis aller à Playa del Carmen, l'eldorado des touristes américains (et de plus en plus européens)...

Les ruines de Tulum sont bien moins impressionnantes que celles de Palenque, la faute aux Mayas qui l'on fondé durant la période décadente de leur âge (du XIVème au XVVème siècle). Au demeurant, ce n'est pas une cité aussi étendue que celle du Chiapas. Mais son intérêt réside au fait que ce soit une forteresse (donc une muraille de quelques mètres d'épaisseur et de hauteur) et qu'elle est au bord de la mer, sur une partie rocheuse un peu surélevée. Il y a seulement deux petites plages où les tortues marines font leur nidification. Le style décadent se caractérise par un bâti en traviole (frise pas très droite), vaguement corrigée, à leur époque, à coups d'enduits recouvert de peinture. Tulum a été la première cité maya découverte par les Espagnols en 1518, avant même qu'ils ne débarquent au Mexique et un des dernières à être soumises (en 1544, de mémoire).

Sous le soleil de plomb et l'humidité, encore une fois Indiamath' Jones n'a pas été très loin... Décidément, mes prochaines aventures auront lieu en Islande ou dans un pays un peu plus raisonnable question température... !

 


Tulum et la mer...

 


El Castillo de Tulum

 


Du Castillo, vue sur la mer des Caraïbes

 

Après la visite, nous nous sommes donc exilés à Playa Del Carmen... Mais c'est une autre histoire...

Par Math' - Publié dans : Voyages
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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 18:52

Quand je disais « youpi », je ne pensais pas qu'on souffrirait autant, Nath et moi !

 

Déjà, le lever fut un peu rude, la fatigue s'étant un peu accumulée au fil de nos pérégrinations, mais passons. On s'est embarqué dans un tour qui avait pour premier but de faire San Cristobal, Agua Azul, Misol Ha puis Palenque. Le tout pour l'ensemble de la journée. La distance entre San Cristobal et Palenque est de 210 kilomètres. Une paille, on pourrait dire.

 

Ben non, parce que ça touuuuurne, y a des virages en-veux-tu-en-voilà et en plus des dos d'âne (appelés familièrement ici des taupes), qui préviennent d'un passage piéton ou de la nécessité de ralentir. Vous savez, ces petites bosses qui s'étalent en travers de la route... A Mexico, y en a plein mais bon, ça va, on gère. Au Chiapas, ça devient un cauchemar : aux cahots suscités par les virages s'ajoutent les bonds provoqués par ces petites bosses, les changements de vitesse provoqués par ces cochonneries... Tout ça donne une Nath' malade comme pas possible et un Math' pas de première fraîcheur... Blourg... Futurs pseudo-aventuriers, prévoyez des cachets pour pas vomir et surtout ne mangez pas trop... !

 

Bref, on a fait une halte à Ocosingo, après deux heures d'un supplice de l'Inquisition espagnole, salvatrice pour nous deux, où on aurait dû manger... Ce que j'ai fait du bout des lèvres. On est reparti ensuite pour une heure et demie de route vers Agua Azul (Eau bleue pour les non-hispanophones)... avec toujours autant de virages et de bosses, mais on a mieux géré (l'habitude ?). Et on a débarqué dans ce site de cascades réputé... pour la couleur de ces eaux justement. On craignait qu'elles ne soient complètement boueuses, mais en fait non, elles étaient bleues frangées de terre... Jugez-en.


Agua Azul : une succession de petites cascades (et on peu s'y baigner !)

 

C'est à ce moment-là que je me rendis compte d'une réalité affreuse... San Cristobal et Mexico étaient à plus de 2 000 mètres d'altitude ; la route vers Palenque descend progressivement vers le niveau de la mer. Et la fraîcheur des hautes cimes laisse donc la place à une chaleur tropicale (c'est-à-dire, très humide). Ma souffrance commençait. Dès Agua Azul, j'eus l'impression de percuter un mur d'humidité et de m'étouffer... A cela s'ajoute la transpiration et j'ai eu l'impression d'être une éponge en cours d'essorage. Nath' qui s'est baignée dans les eaux d'Agua Azul (et surtout plus résistante naturellement) eut moins de mal à supporter cette chaleur.

 

A Misol Ha, à une heure de route de Agua Azul, superbe cascade perdue au milieu de la jungle, mais un peu dérisoire à côté du site précédent, nous tentâmes de nous sustenter un peu avec un vague paquet de chips. Nath' a eu le courage de faire un tour du site.

 

Misol Ha ou la douche géante

 

Puis nous sommes arrivés à Palenque, antique cité maya contemporaine de Teotihuacan et réputée pour avoir eu un roi à la longévité exceptionnelle (Pacal, 92 ans aux prunes). Les ruines sont à moitié enfouies dans une jungle épaisse... avec une chaleur encore plus étouffante (visite à 14h30, ça ne pardonne pas). Le site est vraiment superbe, l'architecture radicalement différente de celle de Teotihuacan. Malheureusement, votre humble serviteur, en train de se noyer dans l'humidité ambiante, n'a pas pu tout visiter et c'est une Nath', encore une fois courageuse et entreprenante, qui décida de s'aventurer seule (ou quasiment). Reportage photo à l'appui.

 

Palenque vu d'en haut

 

Indiamath Jones, désabusé par la fuite des vilains avec la tête dorée de Pacal se laisse mourir (de chaud) sur les marches des ruines...

 

... Mais Indianath Jonette prend le relais et traverse un pont suspendu avant de rattraper les vilains.


Après cette aventure éprouvante, la camionnette nous a déposé à la ville, moderne cette fois, de Palenque, où nous devions prendre le bus pour Tulum à 21h. Trempés par la sueur, puants comme des chiens mouillés non shampouinés, on a décidé de se réfugier pendant quelques heures dans un hôtel de base et ce fut un bon choix... Pour une somme modique de 15€, nous avons pu bénéficier d'une douche fraîche, de l'air ventilé et d'un lit pour se reposer de ces aventures éprouvantes.

 

Après avoir grignoté quelques tacos (commence en avoir marre... !), nous avons attendu le bus jusqu'à 22h (les retards sont fréquents apparemment), avant de filer vers l'horizon lointain... 10h de route jusqu'à Tulum !

Par Math' - Publié dans : Voyages
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 03:57

Ici les Parigots exilés au Chiapas, on progresse doucement mais sûrement dans la jungle locale... ! Quel étonnement de voir qu'à 2150 mètres d'altitude la végétation est luxuriante et qu'on peut y faire pousser du maïs. Chez nous, on y verrait des chamois ou des bouquetins et on se gèlerait les... heu... on se gèlerait tout court. Là, ce n'est pas le cas, le temps est plutôt clément avec des températures douces...

 

Là, j'ouvre une parenthèse pour vous parler de l'hébergement. Nous avons été superbement accueillis à l'hôtel El Paraiso, à deux pas du Zocalo de San Cristobal de Las Casas, par Sergio Rodriguez, architecte de profession, qui a conçu l'hôtel. C'est un coin de paradis, avec une cour intérieure fleurie et des chambres très agréables... Ceux qui comptent aller à San Cristobal, je conseille très vivement cet hôtel... En plus, le restaurant est excellent (tenu par un Suisse francophone, beau-frère de Sergio !)...

 

San Cristobal de Las Casas

 

Fermons la parenthèse ! Aujourd'hui, nous avons donc été à San Juan Chamula et Zinacantan, deux villages habités par les Indiens. San Cristobal semble être un avant-poste de la « civilisation » (entre guillemets, parce que bon...) où la population est mixte et surtout assez touristique (pas mal de cafés internet, beaucoup de boutiques de bijoux locaux, etc.). San Cristobal offre une ambiance et un style particulier (maisons basses, sans étages), mais San Juan et Zinacantan... On s'est senti complètement dépaysé... au point que je me suis senti intrus, surtout à San Juan...

 

La fête de San Juan


Cette dernière est située à 20 kilomètres de route un peu ardue de San Cristobal et nous sommes arrivés en plein dans la fête du saint local... vous l'aurez deviné, San Juan. On a pris quelques photos avant que l'on nous dise que c'est interdit. Personnellement, j'ai senti, de la part des Chamulans, une hostilité diffuse à notre égard...


Le marché et l'Eglise à droite


L'Église vaut le détour (il faut passer par l'office de tourisme pour payer un droit d'entrée). Non pas l'extérieur, assez banal somme toute mais l'intérieur est époustouflant... Hélas ! Pas de photos à cause de l'interdiction, mais je vais tâcher de décrire au mieux. Le sol de marbre est parsemé de longues épines de pin odorantes, l'atmosphère enfumée par l'encens. Pas de bancs, juste des Indiens à genoux, en train de prier par groupes et, devant eux, des chandelles allumées par dizaines... Sur les côtés, des saints en porcelaine sur des autels et des bougies par centaines. Un brouhaha diffus permanent, où l'on entend des scansions... Au fond, au lieu de la croix et du Jésus crucifié, le Saint du village. L'Église est ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre et les Indiens viennent y prier, accompagnés d'un chaman-docteur, avec des offrandes et parfois des sacrifices (jeunes poulets, etc.). On en sort un peu perplexe et surtout très impressionné par ce catholicisme sauce chamulan (à noter qu'ils sont polygames). A noter que les Chamulans s'intègrent très mal et souffrent de problèmes économiques et de santé (alcoolisme... on a vu des Indiens morts ivres). Les Chamulans qui ne vont pas dans le sens de la communauté sont exilés et se retrouvent sur les marchés de San Cristobal...

 

Une Indienne de Zinacantan en costume traditionnel

 

Autre ethnie, autres moeurs et traditions ! Zinacantan est différente, plus ouverte, moins anarchique, plus normale et donc moins impressionnante, et s'est spécialisée dans les fleurs... qui se retrouvent sur les ponchos des femmes. L'artisanat de tissage est important et les pièces sont de toute beauté pour un prix souvent dérisoire...

 

J'arrête là ma logorrhée verbale vu l'heure, mais il y a tant à en dire...

 

Demain, départ pour Palenque, lever à 5h30 du matin... Youpi...

 

Par Math' - Publié dans : Voyages
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